mardi 28 décembre 2010

Avoir du nez et la balle aux pieds.

Avec Guillaume nous avons profité de ces quelques jours de fêtes chrétiennes pour faire le tour de ce qui ce disait sur le net au sujet de l'album.
Pas mal de sites spécialisés et de blogs proposent des analyses pertinentes et très souvent positives, ce qui montre, et nous nous en félicitons, que " le fils..." trouve son lectorat.
Parmi ces critiques, deux son récurrentes et curieuses.
-Tout d'abord le traitement des nez, souvent qualifiés de disgracieux (sic). Nous supposons qu'il s'agit en particulier de ceux d'Olivier adulte et de son père. Cette "protubérance" traitée comme un sucre doit ce comprendre comme un élément de ressemblance physique entre deux personnages, une sorte de carte génétique. En effet, dans la scène de l'épilogue Olivier est sous la pluie et ses cheveux qui d'habitude sont en pétard s'aplatissent et couvrent son visage, de telle sorte qu'il devient l'image (le signe) de son propre père. Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Mais promis, pour le prochain album nous porterons une attention particulière à la partie saillante, pyramidale et triangulaire du visage qui est l'organe de l'odorat. Nous ne voudrions pas que les lecteurs, pensent que nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre... -La deuxième critique porte sur le choix du football comme élément fédérateur de sentiments (affectifs ou amicaux). N'oublions pas que le livre est autobiographique, et lorsqu'on est marseillais le football est un élément incontournable de la culture (populaire) locale. Certes, tous les marseillais n'aiment pas "la balle aux pieds", mais il se trouve que Guillaume et moi pratiquions ce sport dans notre enfance. Sous d'autres cieux peut-être, aurions nous parlé de piano, champignons, ou trains électriques, mais cela n'aurait rien changé aux propos. Dans le livre le football traduit simplement le transmission d'une passion grâce ou à cause de la quelle tous les sentiments sont exacerbés.
« Tout ce que j'ai appris des hommes, je l'ai appris sur les terrains.» A. Camus

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2 commentaires:

Blogger Edouard Chevais-Deighton a dit...

C'est curieux qu'ils n'aient pas plutôt pointé les yeux vides. Cela n'enlève rien à leur expressivité mais c'est pour le moins original, enfin, un peu plus que le nez...
Pour le foot, les réactions ne m'étonnent qu'à moitié : l'univers BD reste quand même très "BOBO" et pour ces derniers le foot est en général considéré comme un sport pour décérébré. Le fait qu'un prof, agrégé de surcroit, et auteur de BD puisse l'utiliser dans un album doit les décontenancer... Et quelque peu égratigner leur univers de certitude. C'est là l'un des côté profondément révolutionnaire de votre album !
Allez, trêve de conneries... Je viens de m'apercevoir que je n'étais pas le millième. SNIF...
Bon réveillon de la Saint Sylvestre et la bise !

28 décembre 2010 à 13:50  
Blogger Edwarda Etc. a dit...

Benjamin : le grand conteur s'enracine toujours dans le peuple. Tous les grands conteurs ont en commun l'aisance avec laquelle ils montent et descendent les échelons de leur expérience, comme ceux d'une échelle. Une échelle qui s'enfonce dans les entrailles de la terre et qui se perd dans les nuages : telle est bien l'image dune expérience collective qui porte conseil même quand la tristesse est à son comble.

31 décembre 2011 à 15:33  

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